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Croyants en liberté Sarthe |
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Rien n’est grave sauf perdre l’Amour 1ère lettre de Paul aux Corinthiens, chapitre 13 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité. Ou en d’autres termes, dans une libre actualisation : Je pourrais être un intellectuel brillant, un grand théologien ou un grand mystique, si je ne sais pas écouter et regarder les autres, je ne suis rien. Je pourrais être un militant passionné, donnant sans compter mon temps, mon argent et toute mon énergie pour les plus justes causes, si mon cœur est sec, si je n’agis que par devoir, si je perd tendresse et compassion, je passe à côté du plus important. Les Eglises peuvent s’effondrer, la religion disparaître, la science atteindre ses limites, rien n’est grave. Sauf perdre l’amour. Si je n'ai pas la charité A lire, sur ce thème fondamental de la foi chrétienne , le livre de France Quéré, théologienne protestante décédée en 1995, " Si je n’ai pas la charité, Propos sur l’Amour " Desclée de Brouwer, 1994, sur fond de blocages œcuméniques et de replis identitaires des Eglises, d’épuration ethnique en Bosnie et de questions éthiques posées par l’accélération des découvertes scientifiques et techniques. Une autre transcription L'amour recherche d'abord l'intérêt de l'autre, spécialement de celui qui est dans le besoin, même si pour cela il doit y perdre quelque chose. Il ne côtoie pas la colère, car elle est l'expression de l'intransigeance et de l'égoïsme; et de plus elle ne résout rien. Sa force est plutôt la douceur et la tendresse. L'amour ne garde pas rancune, car il est compréhension et pardon. Seul lui importe ce qui est possible, et non ce qui a été. Il ne se réjouit pas de l'injustice et du malheur d'autrui, au contraire, il prend des risques pour faire éclater la vérité et disparaître tous privilèges de sexe, de classe, de pays, de race. L'amour est la sève de la vie, et le ciel de toute espérance. Couronne de nos rêves, il est la porte d'un monde nouveau. Jean-Pierre Cavalié |
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