|
Croyants en liberté Sarthe |
||||||||||||||
|
Courrier des lecteurs 2002 20 décembre 2002. D'un correspondant réagissant à notre appel pour la Palestine à l'occasion de la crèche animée au pied de la cathédrale du Mans Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté". Tel est le message de Noël. Le Christ était plus qu'un "prophète de la paix". Il était le Verbe incarné de Dieu, preuve de son immense Amour pour tous les hommes. La puissance de Dieu n'est pas indifférente puisqu'il nous a donné son Fils... ("prince de la paix": les rédacteurs du tract avaient choisi ce nom pour nommer Jésus dans un message commun à des croyants de différentes religions et à des non croyants; l'appeler "Christ" dans ce contexte eût été difficile pour des musulmans ou des non croyants) Sachons l'accueillir là où Il se présente, que ce soit à Bethléem, au Mans ou ailleurs, sans parti pris car il est venu pour tous. Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer celle belle prière lue lors d'une récente conférence : Prière d'un ami africain Seigneur
Jésus, ta mère était juive Beau Noël de Joie et d'Espérance. 9 octobre 2002. D'un correspondant dont les ancêtres étaient de la Sarthe Je viens de découvrir votre site. Il est remarquable, j'y reviendrai. Je suis toujours à la recherche d'un lieu où l'on puisse s'affirmer chrétien et moderniste, confiant et interrogateur. Ce n'est pas facile à trouver malgré les centaines de sites chrétiens. Le texte de Gérard Delteil sur les racines religieuses de l'inégalité hommes - femmes est remarquable. Je le citerai. Mes ancêtres étaient du Mans, émigrés à Paris en 1900. Bravo. Amitié. 10 septembre 2002. D'un correspondant originaire de Syrie, libre et fidèle à sa vieille Eglise syriaque. Au culte, je suis syriaque catholique, mon épouse de rite grec orthodoxe est originaire de Syrie (70% de musulmans sunnites, 20% de musulmans chiites, alaouites et druzes et 10% de chrétiens de toutes obédiences orthodoxes, catholiques, protestantes et anglicanes, dont le nombre diminue malheureusement chaque année). Si ma vie m'a permis de côtoyer les trois monothéismes (mon "beau père" ne fut -il pas un juif séfarade, certes très libéral?), à la ville, je me perçois cependant comme un citoyen, résolument laïque. Les fanatismes me font peur, les nôtres (que ce soient les intégristes catholiques ou leurs correspondants orthodoxes en Grèce ou en Serbie, protestants en Ulster) autant que ceux qui, à l'Orient prônent la djihad ou autant encore, à l'Occident, suivent la bigoterie de la frange la plus obtuse de l'Amérique conservatrice, celle de M. GW Bush. Cette prétendue aspiration à la pureté, d'où quelle vienne, m'effraie. D'une part, je reste attaché à mon église syriaque, aussi archaïque soit-elle dans son vieux rite oriental, de l'autre je veux demeurer un citoyen libre et à l'écoute des autres, juifs, chrétiens, musulmans, hindouistes, bouddhistes mais aussi agnostiques ou athées. Aussi, lorsque, par hasard, je suis tombé sur votre site l'ai-je trouvé fort intéressant. Disciple des "Béatitudes", j'essaye de me convaincre que le pire n'est pas toujours sûr, que la raison et la foi (en l'Homme ou en Dieu) peuvent s'éclairer mutuellement et baliser de nouvelles pistes pour une humanité encore dans l'enfance. 13 mai 2002. De correspondants de Belgique nous encourageant dans notre démarche de "catholiques réformateurs" Votre site Internet nous intéresse beaucoup. Il est mentionné sur notre site http://home.tiscali.be/espoirs/ dans la rubrique "société", sous-rubrique "valeurs". Nous sommes français, habitons en Belgique, avons une expérience de l'enseignement dans divers pays européens. Nous venons régulièrement en France et suivons avec intérêt tout ce qui s'y passe. Le fait d'avoir des contacts réguliers avec des étrangers (Allemands, Belges, Hollandais, Anglais) depuis longtemps nous donne une vision différente des choses. Avec ce recul et à la lecture de votre site, nous ne comprenons pas pourquoi le terme de "catholique réformateur" pourrait poser un problème. C'est bien de cela qu'il s´agit et dans la situation actuelle, c'est faire preuve de courage et c'est une nécessité d'agir comme vous le faites. Les personnes qui vous reprochent d'être protestants ne voient pas qu´il faut adapter le message d´amour du Christ à chaque situation particulière. Il faut s'adapter dans une certaine mesure au monde moderne en gardant les valeurs chrétiennes essentielles, ce qui est de plus en plus difficile. Si le catholicisme n´est pas réformateur, il disparaîtra de ce monde qui est déjà en partie déchristianisé. Nous nous référons à votre mouvement car il représente pour nous un espoir. Bonne continuation et meilleurs sentiments! 2 Mai 2002, d'un correspondant qui nous écrit à propos du second tour des élections présidentielles Merci pour votre prise de position courageuse et claire (notre appel à manifester le 1er mai, et à voter Chirac au 2ème tour pour réduire au maximum le pourcentage de Lepen, bien que la plupart d'entre nous aient voté à gauche au premier tour). Je n'appartiens plus à l'église catholique mais toute ma famille d'origine l'est et je suis les prise de position des églises. J'ai osé un petit texte que je vous envoie comme je le fais pour d'autre, l'épiscopat , Jacques Chirac, Politis, Réforme. Je fais partie maintenant, avec mon épouse et les enfants, de la famille protestante. LES DIX COMMANDEMENTS DU 5 MAI 2002 Dieu est dieu, il n'y a de Dieu que Dieu et tu peux le mettre avec un point d'interrogation à temps partiel ou à temps plein. Tu ne te feras pas d'idole, et aucun leader politique ne pourras dicter ta conscience et ta liberté de choix éclairée. Tu n'utiliseras pas la religion et le nom de Dieu pour servir tes idées, ta soif de pouvoir et ton discours démagogique. Tu travailleras le nombre de jours que tu choisis et le septième jour, tu iras voter pour faire reculer les idées du fascisme, le racisme, la xénophobie, l'intolérance et la haine. Si ton père, ta mère, tes petits enfants ou ta famille ont fait le choix au premier tour de l'abstention, du vote nul ou du vote d'extrême droite, tu les enguirlanderas copieusement avec respect et tu les convaincras de voter contre le candidat du front national le 5 mai 2002. Tu ne commettras pas de meurtre, même par l'intermédiaire de l'Etat en voulant le rétablissement de la peine de mort, inefficace et contraire à la dignité de l'homme. Tu ne commettras pas l'union dangereuse avec des idées brunes ou noires qui refleurissent en Europe et une pratique qui s'inspire du rejet de l'autre et de son élimination parce qu'il est différent. Tu ne réduiras pas les autres en esclavages, et tu ne feras rien qui puisse aliéner la liberté d'autrui.[1] Tu n'utiliseras pas de discours démagogique, qui fait plaisir au plus grand nombre, mais qui repose sur la simplification, la tromperie, les mensonges et les fausses vérités. Tu ne jalouseras pas le château de Jacques Chirac, tu n'auras pas envie de ses privilèges, son immunité, ses vols aériens, et ses erreurs politiques mais tu voteras pour lui le 5 mai avec la conviction que c'est le seul ce jour là qui peut défendre tes valeurs de tolérance et de respect de l'autre. Tu sauras le lui rappeler pendant cinq ans aussi souvent que cela sera nécessaire. Je suis pour le doute et la non- violence"[2], pour l'ouverture et la tolérance, pour appeler un chat un chat, pour vivre au présent espérer pour l'avenir sans oublier les leçons de l'histoire. Tu peux remercier l'auteur de l'exode chapitre 20, verset 1 à 17 pour sa contribution involontaire et précieuse. Tu peux faire circuler, envoyer sans promesse de récompenses ni menaces. Enfin tu peux par curiosité lire l'original dans un Livre, écouter ou lire la chanson de Gilles Servat :"Je ne hurlerai pas avec les loups", et continuer après le 5 mai à vivre, vivre intensément, croyant ou non-croyant mais tolérant. [1] Traduction de la TOB pour le rapt ou le vol, c'est le seul commandement du décalogue repris sans modification [2] Gilles Servat, ibid Mars 2002, d'un ami de notre association, réagissant au n°13 de la revue Parvis consacré à l'Eucharistie Il est pour moi de plus en plus évident qu'être chrétien, c'est entrer peu à peu dans cette relation personnelle avec son Dieu créateur et Père dans la prière et dans l'attention à l'autre mon frère quel qu'il soit. Je viens de lire le n° 13 de la revue Parvis, et j'ai le temps de le lire tranquillement avec mes actuels problèmes de santé. J'ai bien aimé l'article de Jean Onimus "Partager la foi sur les parvis". C''est d'ailleurs ce que j'apprécie dans Croyants en liberté, un échange qui fait réfléchir. On se parle de choses qui nous tiennent à cœur et l'on s'écoute. Mais en ce qui concerne l'Eglise, je ne me sens pas du tout en communion avec l'Esprit dans un rôle de condamnation de ses carences, de son hypocrisie, de son absolutisme, de son contre témoignage évangélique. Qui suis-je pour juger ma mère? Ma Mère est une prostituée, mais moi, suis-je sans péché pour lui jeter la première pierre? Je trouve tellement plus positif de me tourner vers mon Seigneur, vers celui qui me sauve et me donne la Vie, en le suppliant de sauver aussi ma Mère dans la mesure où elle se laisse corrompre par le pouvoir, la représentation (elle aime les première places, les mitres et chasubles dorées, la pauvre!) et l'argent. La sauver de son humanité, et la sauver avec moi, car je ne puis me sauver sans elle, rejoindre Jésus Christ en l'abandonnant à son triste sort? Cela n'a pas de sens, on ne peut pas se sauver seul. De même que je puis me sauver en abandonnant mes enfants,. ce serait périr, ce serait renoncer à aimer, et donc renoncer à vivre. Je veux donc aimer cette Eglise de la dictature, pour la sauver de sa propre excommunication. Vous comprenez combien cela me dépasse, nous dépasse et combien une seule attitude est possible. Seigneur prends pitié de ton Église, prends pitié de nous. Mars 2002. D'une correspondante de Montpellier nous partageant les épreuves de sa vie. Proche des SDF et des jeunes de la rue, elle utilise aussi la poésie pour s'exprimer Je ne sais plus trop où j'en suis depuis la mort de mon mari en 1994, la mort de ma mère en 1997, la mort de ma fille en 1999 et la longue maladie de mon fils en dépression grave depuis ces événements et une vie dramatique comme vous ne pouvez pas l'imaginer depuis 1994. Je ne me sens plus à l'aise dans l'Église catholique bien que j'y ai de nombreux amis de valeur. Il y a une pesanteur et des règles que je trouve invivables. Pourtant c'est mon église celle que j'ai aimée, et pratiquée de ma pleine volonté depuis l'âge de 22 ans. Ma vie m'a obligé à dépasser certaines manières d'être et je ne me retrouve plus du tout dans l'église. Je le répète pourtant j'ai des amis de valeurs même prêtres au sein de l'Église des personnes qui peuvent entendre ce que je ressens. Les aléas de ma vie m'ont amenée à faire partie d'associations humanitaires en faveur des SDF et précaires. Et ça change la vision de la vie que de les fréquenter et les aimer. Je ne suis plus ce qu'on appelle avec mépris une "catho" mais l'ai-je été un jour ? Je me sens humaine, aimant le Christ et son message, croyante mais libérée de la pesanteur des lois, leur préférant la vie, en recherche et persuadée que mon Église véritable est encore à venir. Et je ne souhaite pas changer. En tout cas plus dans ce sens-là ! Je vous ai trouvé par hasard en recherchant "site catholique" puis "poèmes" ou "écrits". Il m'a semblé que dans le lot votre adresse correspondait le mieux à ce qui pouvait m'aider dans l'immédiat. Je pense que vous serez déjà très éclairés quand vous ouvrirez le lien sur ma page personnel ci-après. Ma
page perso les jeunes errants et sur mon mon
site encours de construction Site
Wanted Mathilde avec un lien vers un poème dédicacé à Mathilde
dont le titre est : Mathilde
aux semelles de vent. Puis sur ma carte de visite sur mon site de poésie préféré. Pseudos: Mariebleu . Puis sur le site de poésie où je suis auteur et laisse tous les mois des poésies sur des thèmes différents: www.lespoetes.fr.st - Redirect by ulimit.com dont mon dernier poème sur ce site: Poeme sur Mers et Oceans Mars 2002. D'un correspondant de Nantes, jeune prêtre qui a quitté le ministère, et se voit aujourd'hui refuser même une prière communautaire pour son mariage J'ai 33 ans. J'ai été ordonné prêtre en 1997. Après moins de trois ans, j'ai décidé de cesser l'exercice du ministère en avril 2000 parce que je ne pouvais plus vivre intérieurement le conflit entre ce que je devais proclamer, dans le domaine moral et dans celui de l'organisation interne de l'Eglise et de sa nécessaire coopération avec les laïcs, et ce que je crois. Depuis, la hiérarchie ecclésiale n'accepte finalement pas ma liberté de choix et m'a fait subir deux grandes souffrances (la première dont je ne peux plus vous parler puisqu'elle se conclut par une transaction et la rédaction d'un protocole d'accord); et la dernière en date dont mon évêque est à la source. Je vous explique ce nouveau scandale... J'ai décidé de me marier au mois de juillet 2002. N'ayant pas droit pour l'instant au mariage sacramentel, nous avions convenu avec un prêtre de célébrer un temps de prière communautaire avant le mariage civil. Ce projet fut accueilli avec joie et confiance par ce prêtre. Afin d'éviter toutes ambiguïtés, nous avions également convenu ensemble des précautions symboliques nécessaires à cette célébration. Cette dernière n'ayant évidemment pas lieu sur les anciennes paroisses où j'avais exercé mon ministère... Nous avions donc considéré comme acquis cette célébration : les faire-parts sont envoyés... Et, il y a quelques jours, nous apprenons indirectement que l'évêque "interdisait toute célébration de prière communautaire à mon sujet" ! Sans aucun dialogue préalable avec nous-mêmes, sans aucune écoute préalable ! Une décision arbitraire ! Il m'a bien proposé une rencontre après coup pour discuter ensemble mais en précisant bien que sa décision était irrévocable ! Où est alors le dialogue? Au delà de cet événement, j'aimerais enfin que les "anciens prêtres" comme moi ne soient plus considérés comme des pestiférés par les évêques et par Rome. J'aimerais aussi que ces derniers ne se donnent pas le droit d'avoir une emprise sur ma liberté. Enfin, nous aimerions que l'Eglise du Christ, par sa voix hiérarchique, cesse de manquer de cohérence... La vérité est dure à entendre mais malheureusement brutale : un évêque vient d'interdire à des chrétiens de se rassembler pour prier ! Ha si, pardon, j'oubliais : nous en avons le droit mais pas dans une église et surtout pas à plus de 6 ou 7 personnes... Mars 2002. D'un correspondant au message évangélique Je tiens d'abord a souligner la joie de pouvoir lire ce genre de textes ici. Une belle réaction contre la monotonie et le manque d'enthousiasme de beaucoup de catholiques. Mais en fait c'est sans grande importance tout ça!! Sans appartenir a une église particulière j'aime me plonger dans les textes bibliques. Le message qui arrive à ma conscience est suffisant pour cheminer longuement. Ca se passe dans un "ailleurs", loin des préoccupations et des appartenances. Il n'y a personne qui dirige le cours de notre liberté, et sûrement pas les prêcheurs en tout genre!! En fait même si le dialogue est impossible, chacun ayant à cœur de se croire dans le "vrai". Il reste quand même ce silence des cœurs, et j ose le dire cet amour sans condition qui est la seule base valable!! Le reste c'est de la politique et le genre de programme qu'on nous déverse a longueur de journée. Il faut apprendre le nomadisme et peut être aussi à voler au dessus des nids de coucous ou de vautours!! (...) La rencontre du Christ est intime et libre. Elle est joie. L'Evangile est bien peu une religion, c'est une respiration, un parfum. C'est de la joie condensée, c'est un immense bonheur, en toute liberté!! C'est marcher debout et pas à genoux devant une "pseudo-autorité"!! Archives Courrier des lecteurs 2003 - 2004 |
|
||||||||||||
|
|